Réinventer l’Outplacement ? L’ambitieux pari du Cabinet BE !

Venu des États-Unis, l’outplacement a pour mission d’accompagner les salariés licenciés (ou en séparation volontaire) dans leur recherche d’emploi ou leur “reclassement”.  Peu ou mal connue, cette forme d’accompagnement n’a pas très bonne presse car elle reste souvent associée aux PSE (Plan de sauvegarde de l’emploi) ou aux périodes de chômage subies…

Aujourd’hui, les transitions professionnelles, loin d’être exceptionnelles, font partie des cycles de la carrière. En effet, la plupart des actifs ne passent plus 30 ans dans la même entreprise ! Au contraire, les ruptures sont de plus en plus souhaitées voire provoquées. Dans cette nouvelle configuration, l’outplacement demeure un véritable accélérateur professionnel… À condition de revoir les anciens modèles d’accompagnement et de proposer une approche en phase avec les nouveaux codes actuels : réseaux sociaux, digital, agilité des carrières, collaboratif…

Certains précurseurs dépoussièrent les “anciens logiciels” de l’outplacement souvent trop linéaires. Leur vision ? Offrir un package d’accompagnement individuel totalement revisité : 100% individualisé, actif et 2.0. L’outplacement, nouvelle génération : décryptage d’une tendance en plein essor et focus sur un acteur clé de cette “nouvelle vague”, le Cabinet BE.

 

1/ L’outplacement : à quoi ressemble-t-il aujourd’hui ? 

Un peu de contexte…

L’outplacement ou reclassement est un processus d’accompagnement à la mobilité professionnelle apparu en France dans les années 1980-1990. Une période pendant laquelle l’industrie, notamment, était frappée par le ralentissement économique. Conséquence : les entreprises du secteur ont dû gérer des réductions d’effectifs massives avec l’obligation sociale (et morale) d’aider les personnes licenciées.

 

Les modalités ?

L’outplacement s’effectue de manière individualisée ou collective.

  • L’approche collective intervient lors de la mise en place d’un Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). Cet accompagnement est d’ailleurs imposé par la loi suite aux licenciements économiques avec un certain nombre d’obligations de résultat.
  • La forme individuelle concerne particulièrement les cadres dans le cas d’une rupture conventionnelle ou d’un départ négocié. Lors de la négociation des conditions de départ, l’outplacement s’avère un élément clé à positionner dans le “package” de sortie. Le salarié peut tout à fait proposer une liste de prestataires à son employeur car le choix du cabinet est loin d’être anodin. “Un quart des personnes ayant suivi un accompagnement individuel retrouve du travail en 6 mois, la moitié en 9 mois et le reste en 12 mois. À salaire équivalent ”, souligne Géraldine Creuza, Agent de carrière et Consultant senior en outplacement au sein du Cabinet BE.

 

Focus sur la dynamique d’accompagnement individuel “classique”

C’est une prestation menée par un cabinet expert qui met à disposition d’une personne en recherche un consultant afin de booster son retour à l’emploi.

Les démarches proposées restent globalement très “descendantes et linéaires”, explique Géraldine Creuza qui a plus de 15 ans d’expérience dans ce domaine. “Les étapes sont assez figées et les outils sont, certes utiles, mais peu innovants : bilan de compétences, CV par poste, rédaction de lettres de motivation, ciblage des entreprises ou encore préparation aux entretiens d’embauche”. Au final, même si le consultant s’adapte au parcours et aux aspirations individuelles, il puise dans la même “boîte à outils” que l’offre en collectif.

Alors que le marché de l’emploi est en pleine mutation et que le digital s’impose, l’accompagnement classique est-il toujours pertinent ? Ne doit-on pas repenser “l’expérience du reclassement” de manière plus personnalisée et moderne ?

 

2/ L’outplacement poussé à se réinventer : 3 tendances sociétales en cause 

 “On ne cherche plus du travail comme avant”, affirme Géraldine Creuza. “Le CV, la lettre de motivation ou l’atelier de confiance en soi sont des “must have” mais ne sont plus suffisants ! Cela ne colle plus aux codes du recrutement actuels !”

Trois changements majeurs bousculent le marché de l’emploi et font émerger de nouvelles pratiques en termes de recrutement.

  • L’arrivée du digital : le recrutement adopte de nouvelles règles du jeu ! 

Le digital a révolutionné la manière de connecter demandeurs et chercheurs d’emploi. Les mises en relation se font de manière plus “désintermédiée” grâce aux réseaux sociaux tels que LinkedIn (60% de la population active) ou Viadeo. Même les réseaux non-professionnels comme Facebook deviennent des carrefours d’emplois : 75% des recruteurs les utilisent pour sourcer les candidats.

Mieux vaut apprendre à être visible, parfaire son profil en ligne et mettre en avant les bonnes compétences pour “ressortir” dans les algorithmes de recherche ! Ainsi, “refaire un CV” s’avère bien plus complexe et exige la prise en compte de multiples paramètres : veille, mots-clés, adéquation avec le profil LinkedIn, demande de recommandations, activation de relations et même rédaction d’articles… Pour gagner en visibilité, il s’agit de bâtir et affirmer un “positionnement digital” cohérent et développer sa “e-réputation”.

  • Un nouveau rapport au travail : le ras le bol des “bullshit jobs” !

Notre rapport à l’emploi évolue. Alors que 18% des Français ont le sentiment d’occuper un “bullshit job”, Emmanuelle Duez l’affirme : “nous sommes dans un changement magistral de société”. En effet, l’épanouissement, l’équilibre de vie et la quête d’utilité pèsent de plus en plus dans les arbitrages professionnels.

Conséquence ? L’injonction sociale de trouver un travail à tout prix laisse doucement la place au souhait d’exercer une activité plus en cohérence avec ses valeurs : 71 % des Millennials veulent travailler pour une entreprise qui partage leurs valeurs.

L’auteur Rick Wartzman parle de “la désagrégation du contrat qui liait les entreprises aux salariés” : la stabilité en échange de la subordination ne fonctionne plus. De nouveaux critères détrônent les vieux schémas : une récente étude Gallup sur l’engagement a révélé que 9 salariés sur 10 étaient prêts à sacrifier 23% de leurs revenus futurs pour un travail qui a un sens.

  • Des carrières moins linéaires : le changement comme “driver” professionnel ! 

73% des français se disent optimistes quant à leur évolution professionnelle. Particulièrement les cadres dont le taux de chômage est très faible en France : 3,8 % en 2019.

Cet confiance en l’avenir se traduit par l’accélération des ruptures professionnelles. Le changement de job n’effraie plus. D’ailleurs, les jeunes générations le revendiquent afin de multiplier les expériences professionnelles : 70% n’envisagent pas de rester dans la même entreprise plus de 5 ans. Une tendance qui s’étend à l’ensemble des actifs avec l’émergence de nouvelles manières de mener sa carrière : le slashing ou pluriactivités (2 millions d’après l’Insee en 2018), le freelancing (10% de la population active) …

Même si 86% des salariés détiennent encore un CDI à temps plein, seuls 34% concernent un salarié avec un seul employeur, à temps plein et horaires fixes. Le contrat classique dit « fordiste » ne semble plus être le “graal” professionnel.

Pour s’inscrire dans ces nouvelles tendances et les décoder, les stratégies d’outplacement doivent absolument évoluer. C’est le pari du cabinet BE qui revisite totalement l’accompagnement individuel. Un renouveau inédit (et osé) au cœur d’une pratique plutôt “bordée” jusqu’alors.

 

3/ L’outplacement 2.0 : coup de neuf sur le marché  

Afin d’apporter un accompagnement innovant, les consultants du cabinet BE cassent les codes de la recherche d’emploi et s’appuient sur une toute nouvelle dynamique.

 

Trois axes indissociables pour une nouvelle expérience de l’accompagnement

  • Active : leur credo ? Pour trouver le bon poste, il faut être acteur de sa recherche… dès le départ ! “La personne en recherche est plongée dans l’action dès le début de la prestation”, insiste Géraldine Creuza, “c’est pourquoi, nous mettons en place un véritable partenariat afin qu’elle puisse aller chercher les infos et les contacts dont elle a besoin pour avancer”. Le but ? Que la personne en reconversion ne se retrouve pas face au syndrome de “l’agenda vide” post-départ. Avec le consultant, les semaines sont rythmées, planifiées et animées entre recherche, rendez-vous, réseau, travail personnel…
  • Collaborative : on sort de l’approche trop séquencée et peu flexible des formats classiques pour aller vers de “l’opérationnalité immédiate”. Pour cela, pas d’étapes prédéfinies et un “support system” complet à disposition. Concrètement ? Pour chaque accompagnement, un réseau d’experts et des acteurs diversifiés peuvent intervenir à des moments clés : préparation émotionnelle, media training, coach en image…
  • Digitale : “il faut se servir du digital pour accélérer la recherche d’emploi, c’est un outil extraordinaire”, ajoute Géraldine Creuza. Vidéo conférence, sms, positionnement digital sur les réseaux sociaux, e-learning… le processus d’outplacement est ultra réactif et agile. Pour la personne en reconversion, c’est une manière de se plonger dans l’univers numérique et d’activer les bons réflexes.

 

Un outplacement multidimensionnel pour booster son retour à l’emploi

“On ne peut plus proposer un accompagnement monolithique… une personne qui sort d’une entreprise doit prendre du recul émotionnel, travailler son projet et son discours, développer ses compétences tout en prenant conscience du marché actuel ”, défend Géraldine Creuza.

D’où l’enjeu de proposer une prestation 100% sur mesure capable de prendre en compte toutes ces dimensions. Le cabinet intervient ainsi sur trois aspects :

  • Business development : un audit de la situation est mené par un consultant senior pour comprendre les enjeux personnels et le niveau de maturité du projet professionnel. Le but est de calibrer la prestation et de l’individualiser au maximum. Pas de schéma préétabli mais de l’adaptabilité au cas de chacun.
  • Talent development : pour gonfler son employabilité, le développement des compétences est cardinal mais pas n’importe comment ! Il s’agit d’identifier les axes de progression prioritaires pour servir le projet professionnel de chacun puis de s’inscrire dans une démarche apprenante active.
  • Wellness development : pour trouver le bon job, il faut se sentir bien. Ce n’est pas un “scoop” pourtant, une fois au chômage, il n’est pas si évident de garder le moral alors que le rythme de vie change. Une dimension plus personnelle qu’adresse également les le cabinet BE.

 

Tout un écosystème pour personnaliser l’accompagnement

L’ADN du cabinet repose sur la dynamique collective : divers intervenants aux expertises reconnues interviennent à des moments clés de l’accompagnement.

 

  • 7 experts dédiés en fonction des besoins individuels

Le cabinet a référencé des experts sur les trois dimensions qu’il adresse. “Il est clé de s’appuyer sur les meilleurs pour accompagner les personnes dans leur cheminement et les préparer au mieux au marché du travail actuel”, explique Géraldine Creuza.

 

Quelques exemples :

Un conseiller en patrimoine peut orienter un cadre en milieu de carrière afin de prendre les bonnes décisions pour son prochain poste.

Un media trainer va pouvoir préparer et entraîner un candidat afin qu’il “pitche” avec fluidité son projet professionnel lors d’un entretien important.

Pour identifier leurs soft skills, les clients pourront compter sur le décryptage d’un expert en MBTI. Rien est imposé : les tests les plus adaptés sont proposés en fonction de la situation personnelle.

En cas de stress, un sophrologue intervient sur la gestion émotionnelle. “Un aspect souvent éludé mais indispensable pour chercher du travail sereinement et renouer avec la confiance en soi”, ajoute Géraldine Creuza.

  • Des start-up pour une immersion digitale

Le partenariat avec des start-up représente un véritable ancrage dans l’air du temps ainsi qu’un éclairage sur les nouvelles manières de fonctionner. “Les personnes en accompagnement, souvent issues des grands groupes, sont ravies de mener cette “learning expedition” au coeur de l’univers start-up”, explique Géraldine Creuza. Ces partenariats ont plusieurs objectifs :

  • Développer les compétences : par exemple, Paul, en reconversion, pourra se connecter à son espace de formation en ligne sur My Mooc après avoir identifié ses axes de progression. Le panel de formations à distance est large : mener des réunions, améliorer son leadership, gestion de projet… La modalité digitale offre un gain de temps non négligeable pour lui et une individualisation de son cursus.
  • Apprendre à mieux gérer son réseau : Remembr facilite les mises en relation et optimise la gestion de son réseau. Un indispensable quand on débarque dans la nébuleuse des réseaux sociaux après quelques années, souvent en huis clos, au sein d’une même entreprise ! Des formations et des bonnes pratiques sont donc transmises.
  • Faciliter l’équilibre de vies pro et perso : pour gérer les imprévus, Quatre Epingles, conciergerie en ligne, met à disposition des clients des services variés. Imaginez-vous annuler l’entretien pour le poste de vos rêves car vous devez garder les enfants ? La mise à disposition d’une baby-sitter est une des prestations proposées parmi d’autres.
  • Mieux référencer son CV : pas si simple de se démarquer auprès des recruteurs. À l’heure des algorithmes et du “matching”, il faut penser “mots-clés”, filtres ou encore “hashtag”. X-Learn a mis au point une intelligence artificielle qui permet de faire ressortir les compétences les plus attendues par type de postes visés. Pour les personnes en recherche, cela permet d’optimiser leur CV en phase avec le marché actuel.

 

  • Les agents pour capter les tendances

“Ils sont le pouls du marché du travail : ils appréhendent les tendances de l’emploi, les nouveaux types de poste ou encore les entreprises qui recrutent”, explique Julien Morisson, créateur du cabinet BE. Mais qui sont-ils ? Ils sont les forces vives du cabinet ! Julien Morisson continue : “nous avons hacké ce qui se fait dans l’univers artistique ou sportif en termes de gestion de leur carrière et l’avons transposé à tous les talents sur le marché de l’emploi”.

Ainsi, chacun peut aujourd’hui faire appel à un agent de carrière afin de l’accompagner tout au long de son parcours professionnel.

Ainsi ce collectif hybride au sein du cabinet apporte une vraie dynamique positive pour les chercheurs d’emploi car “ nous mélangeons les cadres en poste gérés par les agents et les clients de l’outplacement. Quel que soit l’âge, le background ou la situation professionnelle, nous faisons en sorte que les personnes se côtoient pour créer des synergies. L’enjeu : sortir des silos”, insiste Julien Morisson.

Grâce à cette approche novatrice et systémique de l’accompagnement, le cabinet BE bouscule indéniablement les offres existantes d’outplacement.

Sommes-nous aux prémices d’une révolution dans l’univers du reclassement ? En tous les cas, une chose est sûre, le cabinet apporte un regard positif sur les transitions professionnelles et, plus globalement, dynamise la gestion de la carrière.

 

par Laure Girardot